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Littérature et Lettres

 
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Joris
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 22:56 (2008)    Sujet du message: Littérature et Lettres Répondre en citant

LA PLACE DES FEES CHEZ PERRAULT 
De l’origine des fées :
- Héritières de la figure des Parques, divinités de la mort mais aussi du destin.

- Fées marraines apparaissent dans les romans du Moyen âge.


Chez Perrault :

- Le conte « Les fées » est au pluriel, alors qu’il est question d’une seule fée dans le conte.
Les objets dits « fées » = magiques. Soit fées = magiques.

La fée possède généralement une baguette magique, grâce à laquelle s’expriment ses grands pouvoirs. Elle est capable de transformer les objets et les êtres vivants — « Sa marraine, qui était fée, (…) creusa [la citrouille], et n'ayant laissé que l'écorce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré. » (Cendrillon, Charles Perrault) — et de doter les êtres humains (souvent des nouveaux-nés) des vertus de leur choix : « Une fée qui se trouva à sa naissance assura qu'il ne laisserait pas d'être aimable, parce qu'il aurait beaucoup d'esprit ; elle ajouta même qu'il pourrait, en vertu du don qu'elle venait de lui faire, donner autant d'esprit qu'il en aurait à celle qu'il aimerait le mieux. » (Riquet à la houppe, Charles Perrault). La fée est de façon générale capable de toutes sortes de prodiges, comme dans les Fées de Charles Perrault (« Je vous donne pour don, poursuivit la fée, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une fleur, ou une pierre précieuse »
 

Toutefois, le personnage de la fée est paradoxalement relativement rare dans les contes dits de fées. Elle n’y est par ailleurs presque jamais le personnage principal. Désignée par « la fée », elle n’a pas de nom ; elle est souvent la marraine du héros ou de l’héroïne, comme dans Cendrillon, Peau d’âne ou la Belle au bois dormant — « on donna pour marraines à la petite princesse toutes les fées qu'on pût trouver dans le pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des fées en ce temps-là, la princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. » (Charles Perrault). La fée n’est plus la séductrice ambivalente des récits médiévaux, elle est à présent une conseillère, un « ange gardien » qui fait usage de ses pouvoirs pour aider le héros ou l’héroïne malheureux, mais vertueux, à changer le cours de son destin
Parallèlement, il existe quelques fées au caractère maléfique, dont la vieille fée de la Belle au bois dormant (plus tard baptisée Carabosse) est l’archétype.

Opposition Marraine fée et vieille fée.
La vieille fée marraine hostile à l'enfant, incarne la mère abusive et se confond parfois avec le personnage de la marâtre, qui détourne l'affection du père. Elle s'oppose au héros et souhaite sa perte. Symbole de régression, elle entrave le développement du héros, ou souhaite tout simplement sa mort, comme dans La Belle au bois dormant.
 

La marraine fée est un personnage récurrent des contes. Conviée à un repas rituel (le plus souvent au baptême), elle se penche sur le berceau du héros nouveau-né pour lui offrir un ou plusieurs dons : grâce, beauté... Elle l'assiste également et le protège d'un père abusif (Peau d’Âne), d'une marâtre tyrannique et de demi-sœurs cruelles (Cendrillon, Les Fées) ou d'un sort lancé par une méchante fée (la Belle au bois dormant).
 

La fée marraine est le mentor du héros, figure maternelle protectrice qui assiste l'enfant. Personnage auxiliaire, elle soutient le héros dans sa quête. Elle l'aide à réaliser ses souhaits grâce à ses dons ou en lui donnant un objet aux pouvoirs surnaturels, comme une baguette magique, qui lui permettra de vaincre le méchant.
 

Les marraines fées interviennent dans cinq contes sur onze
Les contes de ma mère l’Oye ne contiennent pas moins de douze fées : les sept marraines de la Belle au bois dormant plus la vieille fée, les marraines de Peau d’Âne, de Cendrillon, de Riquet à la houppe, plus le personnage des Fées, qui n’a cependant pas le statut de marraine.
Elles ont le pouvoir de diriger, infléchir ou redresser la destinée de leurs protégés aux moments importants de leur vie : baptême, rencontre amoureuse. Le reste du temps, elles veillent, retirées dans des endroits inconnus (Royaume de Mataquin), mais ressurgissent toujours en cas de besoin. Elles transforment les objets et commuent la mort en un sommeil de cent ans. Elles ne sont cependant pas toutes puissantes et, bien qu’étendue, leur science a ses limites. Ainsi, la marraine de Peau d’Âne « était bien savante/Et cependant elle ignorait encor/Que l’amour violent pourvu qu’on le contente/Compte pour rien l’argent et l’or ».
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"Ou l'ascension d'esclave des lettres au rang de Maître des mots."
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 22:56 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Joris
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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 22:57 (2008)    Sujet du message: Littérature et Lettres Répondre en citant

L'IMAGE DE LA FEMME CHEZ PERRAULT
( A compléter )


La place des femmes dans les contes de Perrault 
 


I) Il oppose deux stéréotypes féminins

 

1) Une image négative
 

Charles Perrault met en avant dans ses contes, certains défauts féminins.
Tout d’abord, dans Grisélidis, malgré le fait que l’héroïne est montrée patiente – ce qui en soit est une qualité – il montre aussi qu’elle peut paraître passive, se laissant « maltraiter » par son époux. Dans Peau d’Ane, à la toute fin, Perrault critique la coquetterie des femmes, leur indéniable idéologie de porter plus d’attention à bien s’habiller, qu’à se nourrir convenablement. Il ajoute avec ceci qu’elles sont entêtées à se croire toujours plus belle que les autres.
Perrault dénonce un autre défaut féminin dans le conte Barbe Bleue : la curiosité.
D’autres figures négatives importantes de la femme dans ces contes sont l’Ogresse, et les marâtres de Cendrillon et les Fées, sévères et impitoyables.

2) Une image positive

 

Charles Perrault met en avant dans ses contes, certaines qualités féminines.
Premièrement dans le conte Grisélidis, dans lequel il montre une femme patiente et fidèle. Il l’a qualifie même à la fin du conte en vers, de « parfait modèle ». La patience des femmes est un thème récurrent, puisqu’on le retrouve dans « La Belle au Bois dormant ».
L’image positive des femmes passe aussi par la façon dont Perrault les images, lorsque Peau d’Ane est en souillon, elle reste toujours princesse, grâce aux robes qu’elle met chaque dimanche. Les femmes chez Perrault, lorsqu’elles sont figures du « bon », sont toujours gratifiées d’un physique avantageux, et d’apparats de princesse.
Dans les souhaits ridicules, la femme du bûcheron est figure de la bonne réflexion : c’est elle qui dit à son mari, qu’il faudrait réfléchir avant de mal utiliser ces souhaits.


II) Quand on y regarde de plus près …


1) Les femmes « obéissantes » ne sont finalement pas vraiment récompensées… Certes Grisélidis est de nouveau estimée par le Prince, mais on peut aisément juger que ce mariage n’est pas une réconciliation, et qu’après tous ce qu’il lui a fait subir, il est peu probable qu’il redevienne un agneau. Dans « La Belle au Bois dormant », la mère du Roi étant une Ogresse, on peut imaginer que celui-ci puisse devenir un véritable Ogre pour l’héroïne.
Enfin, la fin des « Fées » montre que l’obéissante est punis, et qu’à l’inverse, la désobéissante est congédiée.

 

2) On compte parmi les femmes « désobéissantes » le premier exemple de Peau d’Âne, qui fuit l’adultère, et qui de ce fait désobéit à son père. Néanmoins, elle est récompensée par son mariage avec le Prince. Quant à Cendrillon, elle passe de souillon à princesse, elle est donc aussi récompensée. La femme de Barbe Bleue, est aussi récompensée, toujours par un mariage, avec un honnête homme.
 

III) Conclusion

En sachant que Perrault s’adresse particulièrement aux femmes du mondain, en écrivant ses contes. On peut aisément comprendre, après cette analyse, qu’il propose aux femmes qui le lisent, d’être justement désobéissantes.

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